Libellés

Alexandra Timacheff, Le Diable Blanc, mon époux. Souvenirs d'une Princesse

« 1917 : un frisson d’horreur nous envahit à la nouvelle des événements de février, à Petrograd : la Révolution, l’abdication du tsar... Puis la Révolution bolchevique, en octobre, où tous les officiers étaient fusillés : ne voulant pas courir le risque d’être pris par les bolcheviks, je décidais d’emmener ma femme loin de Moscou, persuadé qu’avec l’aide des cosaques, à Orenbourg, on pourrait y organiser un centre de résistance. »
Ces lignes sont écrites en 1923 par le major Sergueï Timacheff (Le Diable Blanc de la Mer Noire). Son épouse Alexandra, née Princesse Troubetskoy, écrivit ses propres Souvenirs en 1926 : enfin traduits en français, ils sont le complément indispensable de cet époustouflante aventure. Cette édition, augmentée de photographies des archives familiales et de notes historiques, constitue par conséquent, non seulement une nouveauté, mais un véritable scoop.

A partir de 15 ans

Ref. A052  236 p,  16x22 cms, 

19 €.

1 commentaire:

  1. Voici la recension parue dans le n° 261 (février-mars 2019) de l'Action Familiale et Scolaire :
    C’est en 1926, trois ans après avoir quitté la Russie bolchevique, que l’épouse du Diable blanc de la Mer Noire (cf. recension dans l'AFS n° 256) écrivit à son tour ses mémoires et révéla à cette occasion leur identité, tue jusqu’alors pour des raisons évidentes de sécurité. Serge Timacheff avait tout fait pour tenter d’enrayer à la tête de ses cosaques l’avancée de la révolution bolchevique, en vain…
    Cet officier avait déjà évoqué sa femme dans ses propres souvenirs, mais ces mémoires-ci, pleins d’allant, les complètent par une sensibilité toute féminine que soutient un grand courage. On y découvre les sentiments profonds de son époux : sa passion pour son pays et pour sa femme lui donnent une énergie hors norme, mais au prix d’une tension extrême. On peut même parler d’une certaine "folie" qui jette Serge dans l’action à corps perdu.
    Alexandra souligne d’ailleurs à plusieurs reprises la terrible pression psychologique exercée sur la population russe, qui peut faire perdre à l’homme toute sa dignité. Alexandra s’efforcera d’apaiser son mari tout en partageant son angoisse. Son sang-froid joint à sa grande sensibilité la rendent très attachante et en font un beau modèle d’épouse. Son style, très alerte et non dépourvu d’humour, est émaillé de nombreuses anecdotes et ses mémoires se laissent dévorer comme un roman. Une belle figure à faire découvrir à nos grandes filles.

    RépondreSupprimer